Passionate promoter, author and collector of sculptures in Quebec popular art
Adrien dedicated his life to exploring and promoting popular art, highlighting the self-taught artists he called "the artisans of happiness."
Author of nine books, he generously shared his expertise and discoveries within the community.
Promoteur passionné, auteur et collectionneur de sculptures en art populaire du Québec
Adrien a dédié sa vie à explorer et promouvoir l'art populaire, mettant en lumière les artistes autodidactes qu'il appelait "les artisans du bonheur".
Auteur de neuf ouvrages, il a généreusement partagé son expertise et ses découvertes dans la communauté.
Promoteur passionné, auteur et collectionneur de sculptures en art populaire du Québec
Adrien a dédié sa vie à explorer et promouvoir l'art populaire, mettant en lumière les artistes autodidactes qu'il appelait "les artisans du bonheur".
Auteur de neuf ouvrages, il a généreusement partagé son expertise et ses découvertes dans la communauté.
Adrien was above all a man of passion, driven by an unrelenting curiosity and a true talent for organization. A good part of this generosity of character, he owed to his 35-year career as a social worker — first at the Quebec Ministry of Justice, then in the health and social services network. This profession gave him the rare ability to connect with people, a talent he applied with the same warmth to his great passion: the "gosseux" he met in every corner of Quebec.
Adrien était avant tout un homme de passion, animé par une curiosité inlassable et un vrai talent d’organisateur. Une bonne partie de cette générosité de caractère, il la devait à sa carrière de 35 ans comme travailleur social — d’abord au ministère de la Justice du Québec, puis dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ce métier lui avait donné une facilité rare à entrer en relation avec les gens, un talent qu’il a mis avec la même chaleur au service de sa grande passion : les gosseux qu’il rencontrait aux quatre coins du Québec.
Adrien était avant tout un homme de passion, animé par une curiosité inlassable et un vrai talent d’organisateur. Une bonne partie de cette générosité de caractère, il la devait à sa carrière de 35 ans comme travailleur social — d’abord au ministère de la Justice du Québec, puis dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ce métier lui avait donné une facilité rare à entrer en relation avec les gens, un talent qu’il a mis avec la même chaleur au service de sa grande passion : les gosseux qu’il rencontrait aux quatre coins du Québec.
For over 40 years, alongside his career, this man from Gaspé, holder of a master's degree in social work from the Université de Sherbrooke, collected sculptures from Quebec popular art. He traveled the province to meet these creators he affectionately called "gosseux", and maintained regular and lasting connections with many of them, well beyond a first meeting. Thanks to him, this long-unknown form of art was brought to the forefront, thus saving a part of Quebec's heritage from certain oblivion — many of these artists being very old, with some already gone. Retired since 2001, he was able to dedicate himself fully to this.
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Depuis plus de 40 ans, en parallèle de sa carrière, ce Gaspésien d’origine, détenteur d’une maîtrise en service social de l’Université de Sherbrooke, collectionnait les sculptures issues de l’art populaire québécois. Il parcourait la province pour rencontrer ces créateurs qu’il aimait affectueusement appeler les « gosseux », et entretenait avec plusieurs d’entre eux des liens réguliers et durables, bien au-delà d’une première rencontre. Grâce à lui, cette forme d’art longtemps méconnue a été placée à l’avant-scène, sauvant ainsi une partie du patrimoine québécois d’un oubli certain — plusieurs de ces artistes étant très âgés, certains déjà disparus. Retraité depuis 2001, il avait pu s’y consacrer pleinement.
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Depuis plus de 40 ans, en parallèle de sa carrière, ce Gaspésien d’origine, détenteur d’une maîtrise en service social de l’Université de Sherbrooke, collectionnait les sculptures issues de l’art populaire québécois. Il parcourait la province pour rencontrer ces créateurs qu’il aimait affectueusement appeler les « gosseux », et entretenait avec plusieurs d’entre eux des liens réguliers et durables, bien au-delà d’une première rencontre. Grâce à lui, cette forme d’art longtemps méconnue a été placée à l’avant-scène, sauvant ainsi une partie du patrimoine québécois d’un oubli certain — plusieurs de ces artistes étant très âgés, certains déjà disparus. Retraité depuis 2001, il avait pu s’y consacrer pleinement.
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The publication of his first book, Sculptors in Popular Art in Quebec (2008) marked a turning point: this previously discreet conservation work suddenly gained notoriety — for him as well as for many artists who were then little known. The book earned him beautiful reviews, including one from journalist Didier Fessou of Le Soleil, who described it this way: "it's beautiful, it's surprising, it's marginal, and, above all, it's touching." The same year, the Regional Museum of Gaspésie showcased over 300 pieces from his collection in the exhibition An Art that Makes You Smile, which attracted nearly 5,000 visitors.
La publication de son premier livre, Sculpteurs en art populaire au Québec (2008), a marqué un tournant : ce travail de conservation, jusque-là discret, a soudainement gagné en notoriété — pour lui comme pour de nombreux artistes alors peu connus. L’ouvrage lui a valu de belles critiques, dont celle du journaliste Didier Fessou, du Soleil, qui le décrivait ainsi : « c’est beau, c’est surprenant, c’est marginal et, c’est surtout touchant ». La même année, le Musée régional de la Gaspésie présentait plus de 300 pièces de sa collection dans l’exposition Un art qui fait sourire, qui attira près de 5 000 visiteurs.
La publication de son premier livre, Sculpteurs en art populaire au Québec (2008), a marqué un tournant : ce travail de conservation, jusque-là discret, a soudainement gagné en notoriété — pour lui comme pour de nombreux artistes alors peu connus. L’ouvrage lui a valu de belles critiques, dont celle du journaliste Didier Fessou, du Soleil, qui le décrivait ainsi : « c’est beau, c’est surprenant, c’est marginal et, c’est surtout touchant ». La même année, le Musée régional de la Gaspésie présentait plus de 300 pièces de sa collection dans l’exposition Un art qui fait sourire, qui attira près de 5 000 visiteurs.
The following years saw a multiplication of platforms: a show dedicated to his collection on the airwaves of Historia (La caverne d’Ali Baba, 2009), a collaboration as a specialist for the series On est tous des artistes (ARTV/TFO, 2010), as well as exhibitions at the Regional Museum of the Côte-Nord, the Museum of Popular Culture in Trois-Rivières, Moulin La Lorraine in Lac-Etchemin, L’Odyssée des Bâtisseurs in Alma, and the House of Culture in Saint-Eustache, not to mention the countless conferences he gave throughout the province.
In 2013, his commitment earned him a mention of honor from the National Assembly of Quebec, which recognized his contribution to the dissemination and conservation of Quebec heritage. That same year, he co-founded the Festival of Popular Art in Saint-Ulric-de-Matane.
In 2014, he founded the festival Les gosseux s’exposent at Domaine Maizerets in Quebec City — a tradition he evolved over the years to the Musée de Charlevoix, and then, the ultimate recognition, to the Museum of Civilization in 2018, where he brought together 25 popular artists from all over Quebec.
He also served on the board of directors of the Quebec Council of Living Heritage, participated in the acquisition committee of the Quebec Museum of Popular Culture, and contributed to a memorandum aiming to obtain recognition of popular sculpture as living heritage from the Ministry of Culture and Communications.
Les années suivantes ont vu une multiplication des tribunes : une émission consacrée à sa collection sur les ondes d’Historia (La caverne d’Ali Baba, 2009), une collaboration en tant que spécialiste pour la série On est tous des artistes (ARTV/TFO, 2010), ainsi que des expositions au Musée régional de la Côte-Nord, au Musée de la Culture populaire de Trois-Rivières, au Moulin La Lorraine à Lac-Etchemin, à L’Odyssée des Bâtisseurs à Alma, et à la Maison de la culture de Saint-Eustache, sans oublier les innombrables conférences qu'il a données à travers la province.
En 2013, son engagement lui a valu une mention d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec, qui a salué sa contribution à la diffusion et à la conservation du patrimoine québécois. La même année, il cofonde le Festival d’art populaire de Saint-Ulric-de-Matane.
En 2014, il fonde le festival Les gosseux s’exposent au Domaine Maizerets à Québec — une tradition qu’il fera évoluer au fil des ans jusqu’au Musée de Charlevoix, puis, ultime consécration, jusqu’au Musée de la civilisation en 2018, où il réunira 25 artistes populaires venus de tout le Québec.
Il siègera également au conseil d’administration du Conseil québécois du patrimoine vivant, participera au comité d’acquisition du Musée québécois de culture populaire, et contribuera à un mémoire visant à obtenir la reconnaissance de la sculpture populaire en tant que patrimoine vivant auprès du ministère de la Culture et des Communications.
Les années suivantes ont vu une multiplication des tribunes : une émission consacrée à sa collection sur les ondes d’Historia (La caverne d’Ali Baba, 2009), une collaboration en tant que spécialiste pour la série On est tous des artistes (ARTV/TFO, 2010), ainsi que des expositions au Musée régional de la Côte-Nord, au Musée de la Culture populaire de Trois-Rivières, au Moulin La Lorraine à Lac-Etchemin, à L’Odyssée des Bâtisseurs à Alma, et à la Maison de la culture de Saint-Eustache, sans oublier les innombrables conférences qu'il a données à travers la province.
En 2013, son engagement lui a valu une mention d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec, qui a salué sa contribution à la diffusion et à la conservation du patrimoine québécois. La même année, il cofonde le Festival d’art populaire de Saint-Ulric-de-Matane.
En 2014, il fonde le festival Les gosseux s’exposent au Domaine Maizerets à Québec — une tradition qu’il fera évoluer au fil des ans jusqu’au Musée de Charlevoix, puis, ultime consécration, jusqu’au Musée de la civilisation en 2018, où il réunira 25 artistes populaires venus de tout le Québec.
Il siègera également au conseil d’administration du Conseil québécois du patrimoine vivant, participera au comité d’acquisition du Musée québécois de culture populaire, et contribuera à un mémoire visant à obtenir la reconnaissance de la sculpture populaire en tant que patrimoine vivant auprès du ministère de la Culture et des Communications.
In 2025, Adrien begins a gradual withdrawal from the Maison des créateurs de Plaisance, which names him "honorary president for life" in recognition of his founding role.
He remains active to ensure the consolidation of the center and collaborates in organizing the Artist Rendezvous in May 2025, while dedicating more time to writing.
Through his site artpopulaire.com, he will have received 588,150 visitors between April 2012 and April 2025: researchers, students, collectors, and curious individuals coming to draw from his expertise.
Writing has never left him. Until his last days in May 2026, he was still working on a 10th book, continuing the psycho-social and historical reflections started with Le Quêteux au Québec, a sequel to his ever-curious perspective on the great markers of Quebec history.
The experience and reputation of Adrien Levasseur in Quebec popular art have been patiently built through countless meetings with artisans and the precious collection of their life stories. He dedicated his time, resources, and passion to recognizing this form of art, as well as the often modest artists who keep it alive.
En 2025, Adrien entame un retrait progressif de la Maison des créateurs de Plaisance, qui le nomme « président d’honneur à vie » en reconnaissance de son rôle fondateur.
Il demeure actif pour assurer la consolidation du centre et collabore à l’organisation du Rendez-vous des artistes de mai 2025, tout en se consacrant davantage à l’écriture.
À travers son site artpopulaire.com, il aura reçu 588 150 visiteurs entre avril 2012 et avril 2025 : chercheurs, étudiants, collectionneurs et simples curieux venus puiser dans son expertise.
L’écriture ne l’a jamais quitté. Jusqu’à ses derniers jours en mai 2026, il travaillait encore sur un 10e ouvrage, poursuivant les réflexions psycho-sociales et historiques amorcées avec Le Quêteux au Québec, une suite à son regard, toujours curieux, sur les grands marqueurs de l’histoire du Québec.
L’expérience et la réputation d’Adrien Levasseur en art populaire québécois se sont patiemment construites grâce à d’innombrables rencontres avec les artisans et au précieux recueil de leurs histoires de vie. Il a consacré son temps, ses ressources et sa passion à faire reconnaître cette forme d’art, ainsi que les artistes, souvent modestes, qui la font vivre.
En 2025, Adrien entame un retrait progressif de la Maison des créateurs de Plaisance, qui le nomme « président d’honneur à vie » en reconnaissance de son rôle fondateur.
Il demeure actif pour assurer la consolidation du centre et collabore à l’organisation du Rendez-vous des artistes de mai 2025, tout en se consacrant davantage à l’écriture.
À travers son site artpopulaire.com, il aura reçu 588 150 visiteurs entre avril 2012 et avril 2025 : chercheurs, étudiants, collectionneurs et simples curieux venus puiser dans son expertise.
L’écriture ne l’a jamais quitté. Jusqu’à ses derniers jours en mai 2026, il travaillait encore sur un 10e ouvrage, poursuivant les réflexions psycho-sociales et historiques amorcées avec Le Quêteux au Québec, une suite à son regard, toujours curieux, sur les grands marqueurs de l’histoire du Québec.
L’expérience et la réputation d’Adrien Levasseur en art populaire québécois se sont patiemment construites grâce à d’innombrables rencontres avec les artisans et au précieux recueil de leurs histoires de vie. Il a consacré son temps, ses ressources et sa passion à faire reconnaître cette forme d’art, ainsi que les artistes, souvent modestes, qui la font vivre.
The work of Adrien Levasseur continues today through Créations Galibaba, which aims to preserve, promote, and renew interest in Quebec popular art, so that "the artists of happiness" he admired so much continue to be known and recognized.
L’œuvre d’Adrien Levasseur se poursuit aujourd’hui grâce aux Créations Galibaba, qui ont pour mission de préserver, faire connaître et renouveler l’intérêt pour l’art populaire québécois, pour que "les artistes du bonheur" qu’il a tant admirés continuent, eux aussi, d’être connus et reconnus.
L’œuvre d’Adrien Levasseur se poursuit aujourd’hui grâce aux Créations Galibaba, qui ont pour mission de préserver, faire connaître et renouveler l’intérêt pour l’art populaire québécois, pour que "les artistes du bonheur" qu’il a tant admirés continuent, eux aussi, d’être connus et reconnus.